Décès de Jean Frémont, ancien résistant du maquis de Lorris

Réfractaires au STO cachés dans la foret d'Orléans, début 1944. Jean Frémont est le 4ème debout en partant de la droite, appuyé sur un manche.
Réfractaires au STO cachés dans la foret d'Orléans, début 1944. Jean Frémont est le 4ème debout en partant de la droite, appuyé sur un manche.

 

Nous apprenons avec tristesse le décès de Jean Frémont survenu le 1er septembre 2016, à l’âge de 94 ans.

Ses obsèques ont eu lieu le mercredi 7 septembre 2016 à 14 heures à  la chapelle Notre Dame des Blossières à Orléans.
 

Jean Frémont est né le 27 février 1922 à Amboise (37).

En 1943, Jean Frémont habitait 13, rue Croix de Malte à Orléans. Il vivait avec son épouse et son fils, nouveau-né. Il reçoit alors sa convocation pour partir au STO (Service du Travail Obligatoire) mais décide de ne pas y aller et se procure de faux papiers d’identité.

Il gagne ensuite le chantier forestier du Carrefour d’Orléans et travaille sous les ordres de René Charton. Ce dernier l’envoie un jour à Orléans, boulevard Alexandre Martin, pour passer un message « Les marronniers » mais son déplacement est connu par la Gestapo à cause de René Rebours (alias Jacques Collinet) infiltré au chantier et travaillant pour la Gestapo sous les ordres de Pierre Lussac.

De passage à Orléans, Jean Frémont ne peut se retenir d’aller voir sa famille mais Pierre Lussac l’attend, une arme posée sur la tempe de sa femme.

Il est emmené au siège de la Gestapo d’Orléans et subi interrogatoires et tortures avant d’être transféré à la prison allemande de la rue Eugène Vignat (actuel Palais des Sports).

Il prend ensuite un train en direction de Lorient pour travailler dans une base sous-marine occupée par les Allemands mais il parvient à s’échapper. Il est rattrapé et mis dans un camp puis, quelques temps après est renvoyé à Lorient. Il s’échappe à nouveau mais cette fois il n’est pas rattrapé.

Jean Frémont part à pieds et rentre ainsi à Orléans quelques jours avant la Libération, en août 1944.