Coup de projecteur … sur le gazogène.
Apparu au 19ème siècle, le principe du gazogène consiste à utiliser un combustible solide (plus facilement disponible) comme le bois, le charbon voire de la tourbe pour faire fonctionner un moteur.
Ce système est adapté aux véhicules de transport par Georges Imbert en 1920.
Sollicité par l’armée française après la Première Guerre mondiale, Georges Imbert devait proposer une solution efficace pour permettre à la France de rester indépendante énergétiquement en cas de pénurie d’essence.
Le gouvernement y voit également un excellent moyen de promouvoir les « carburants nationaux » (bois, charbon…) et encourage les français à l’utiliser en reversant des primes. Mais le succès n’est pas au rendez-vous et le gazogène est rapidement supplanté par l’essence.
Cependant, face à l’occupation allemande et les pénuries qui touchent le pays (notamment sur l’essence) le gazogène devient alors une véritable solution de remplacement.
Les propriétaires de véhicules pouvant se permettre cette modification, convertissent leur moteur pour qu’il puisse être alimenté avec du bois. En 1942, 65 000 véhicules français sont équipés du système à gazogène. Mais à la fin de la guerre et le retour de l’essence, il perd de son intérêt.
Très contraignant il demandait une attention assez importante notamment sur la maintenance (filtres à changer régulièrement, vider les cendres…) et un démarrage assez long (plus de 10 minutes de chauffe). L’installation était également très lourde ce qui rajoutait une charge assez importante au véhicule tout comme le combustible que le propriétaire devait transporter.