Jean ZARANDONA

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Général

Naissance
6 juillet 1917 à Sestao - Espagne
Décès
26 mai 1944 à Neuengamme - Allemagne

Déporté(e) / Non rentré(e)

Histoire

Métier
Manoeuvre
Arrestation
19 février 1944 à Biarritz
Lieux d'incarcération
  • Camp de Compiègne
Lieux de déportation
  • KZ de Neuengamme

Biographie

A Pithiviers, pendant la guerre, vivait la famille ZARANDONA originaire du Pays basque espagnol :  le père (Juan ZARANDONA), son épouse (née Nieves CAREAGA) et six enfants. L’aîné des garçons était appelé Juan, alors que son prénom à l’état civil de Sestao (où il est né) était Julian. Comme il a acquis la nationalité française, il fut désigné sous le prénom de Jean (ce qui permet d’éviter toute confusion avec son père). Il était bien intégré et excellait dans l’équipe locale de football.

En Espagne, Jean ZARANDONA travaillait comme métallurgiste à Sestao, il était célibataire et habitait chez ses parents à Portulagete. Il était affilié au parti communiste et, en 1936, il devient membre des Milices Antifascistes des Ouvriers et Paysans. Il s’engage dans la 1ère compagnie du Bataillon Larranaga, mais il est porté disparu sur le front de Gijon (Pays basque). En réalité, il a réussi à embarquer sur l’un des bateaux qui ont pu rejoindre la côte atlantique en France. C’est ainsi que la famille au complet est regroupée à Pithiviers, où Jean ZARANDONA travaille comme manœuvre dans l’entreprise de travaux publics Sauvêtre. Mais les Allemands étaient en quête de main d’œuvre pour leur industrie d’armement. C’est ce qu’appréhendait Jean ZARANDONA. D‘ailleurs son dossier au SHD de Caen est explicite : « Arrêté à Biarritz le 19 février 1944, au moment où il se disposait aller travailler dans un chantier de cette région, craignant d’être arrêté à Pithiviers et envoyé en Allemagne ». 

Jean ZARANDONA et son père sont envoyés dans le camp de Royallieu à Compiègne (le fils a le matricule 31007). Ils sont déportés le 21 mai 1944 dans le camp de Neuengamme, où le convoi arrive le 24 mai. A leur arrivée, ces prisonniers épuisés sont entassés plusieurs heures dans des caves, où l’air est irrespirable. A leur sortie, un matricule leur est attribué, mais on n’a pas de numéros répertoriés pour certains déportés, dont Jean ZARANDONA. Quant à son décès, un acte transmis par l’ONAC le fixe au 26 mai 1944, autrement dit il serait mort deux jours après son arrivée à Neuengamme.

Le père et son fils sont inscrits sur le Monument aux Déportés de Pithiviers avec les intitulés : « ZARANDONA père » et « ZARANDONA fils ».

Mort en déportation. 

A propos de cette base de données

Cette base de données, non exhaustive, a été réalisée à partir des archives du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Lorris et des informations transmises par les familles et les chercheurs. Elle regroupe les biographies des résistant(e)s et/ou déporté(e)s, né(e)s et/ou décédé(e)s dans le Loiret.

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