Juan ZARANDONA

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Général

Naissance
28 avril 1890 à Portugaletto - Espagne
Décès
septembre 1944

Déporté(e) / Non rentré(e)

Histoire

Métier
Employé à la sucrerie
Arrestation
19 février 1944 à Biarritz
Lieux d'incarcération
  • Camp de Compiègne
Lieux de déportation
  • KZ de Neuengamme

Biographie

La famille ZARANDONA est originaire du Pays basque espagnol. Juan ZARANDONA, le père, est né en 1890 à Portugalete, non loin de Bilbao. Il est marié avec Nieves CAREAGA et le couple a six enfants, tous nés en Espagne. Juan ZARANDONA est ouvrier métallurgiste dans les hauts-fourneaux de Vizcaya et il est syndiqué. Au début de 1936 débute la guerre civile espagnole. Les ZARANDONA sont du côté des Républicains ; le fils aîné s’engage militairement. A la suite de l’occupation de Bilbao le 19 juin 1937 par l’armée franquiste, la famille se rend en Catalogne. Mais le 27 janvier 1939, Barcelone tombe aux mains des troupes de Franco. C’est alors que les ZARANDONA franchissent les Pyrénées, sans le fils aîné. En France, ils sont séparés. Le père est envoyé à Gurs (Pyrénées Atlantiques) et ensuite employé dans une C.T.E. (Compagnie de Travailleurs Etrangers), tandis que la mère et les enfants sont au camp de Rivesaltes (Pyrénées Orientales). Mais finalement ils réussissent à se regrouper à Pithiviers, où ils seront rejoints par Jean, le fils aîné.

Juan ZARANDONA est employé à la sucrerie de Pithiviers-le-Vieil et Jean dans une entreprise de travaux publics. Craignant d’être réquisitionnés pour aller travailler en Allemagne, le père et le fils fuient Pithiviers pour les Pyrénées-Atlantiques, afin de s’embaucher sur un chantier dans la région de Biarritz. C’est dans cette ville qu’ils sont arrêtés le 19 février 1944. Etant Espagnols républicains et en situation irrégulière dans cette région, ils sont dirigés sur le Frontstalag 122 de Royallieu. 

Ils sont déportés à Neuengamme par le convoi parti de Compiègne le 21 mai 1944. Juan ZARANDONA est enregistré avec le matricule 30485. Puis il est envoyé dans le Kommando de Watenstedt où les déportés travaillent dans des aciéries à fabriquer des armes. D’après le témoignage d’Henri HUGUENIN, chauffeur du directeur de la sucrerie, c’est là que Juan ZARANDONA disparaît en septembre 1944. Toutefois dans les archives allemandes, sa fiche mentionne la date du 19 septembre 1944 avec le nom de Husum (Kommando créé à l’automne 1944). Les détenus travaillent comme des forçats à creuser des fossés antichars, pataugent dans de l’eau boueuse. Ni le fils Jean (décédé peu de temps après son arrivée à Neuengamme) ni le père ne rentreront de déportation. 

En 2019, un petit-fils de Juan ZARANDONA a reçu la montre gousset de son grand-père qui avait été confisquée à Neuengamme et état conservée depuis lors dans les archives allemandes d’Arolsen.

A propos de cette base de données

Cette base de données, non exhaustive, a été réalisée à partir des archives du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Lorris et des informations transmises par les familles et les chercheurs. Elle regroupe les biographies des résistant(e)s et/ou déporté(e)s, né(e)s et/ou décédé(e)s dans le Loiret.

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