Marie BEKAERT (ÉP BERANGER)

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Général

Naissance
23 février 1899 à Merkeim - Belgique

Déporté(e) / Rentré(e)

Histoire

Métier
commerçante
Arrestation
07/07/1944 à la Chapelle-Saint-Sépulcre
Lieux d'incarcération
  • Orléans
Lieux de déportation
  • Ravensbrück
  • Torgau
  • Abterode
  • Markleeberg

Biographie

Née le 23 février à Merkeim, en Belgique, Marie-Louise BEKAERT a épousé le 14 septembre 1918, à Melleroy (Loiret), Ismaël Stanislas BERANGER. Ils ont une fille, Marguerite, mariée avec Maurice GANIVET. 

Ce dernier a été arrêté, le 5 juillet 1944, pour faits de résistance et écroué à Montargis. Le 7 juillet, les Allemands organisent son transfert vers Orléans. Le camion qui transportait les prisonniers a été attaqué et immobilisé par des résistants de Montargis et, évidemment, les quatre hommes ont été libérés. En représailles, la Gestapo opère une série d’arrestations chez les proches des évadés. Marie-Louise BERANGER a été immédiatement arrêtée à La Chapelle-Saint-Sépulcre et internée à Orléans.

Elle fait partie des nombreuses femmes du Loiret déportées par le convoi du 15 août 1944 qui part du quai aux bestiaux de la gare de Pantin vers l’Allemagne. Les femmes n’atteignent Ravensbrück que le 21 août, après 6 jours abominables passés dans le train. Elle reçoit son matricule : 52952.

Le 6 septembre 1944, Marie-Louise BERANGER est parmi les 500 déportées françaises qui sont acheminées à Torgau, un Kommando qui dépend de Buchenwald. Elle devient le matricule 33874. Nombre de déportées s’insurgent et refusent de travailler pour l’industrie de guerre allemande.

Le 3 octobre, elle est transférée à Abteroda (matricule 52013) et finalement à Markleeberg (50431) le 26 février 1945. Dans ce dernier camp, les conditions de vie et de travail sont particulièrement pénibles car les déportées sont soumises à de très durs travaux extérieurs, dans le froid.

Le 13 avril 1945, le Kommando est évacué. Commence alors une épuisante « marche de la mort » de 250 km qui conduit Marie-Louise BERANGER à Velvěty en République tchèque où elle a été libérée le 8 mai 1945. Elle n’est rapatriée que le 1er ou le 2 juin depuis l’aérodrome de Plzen (République tchèque) avec les rescapées orléanaises de Markleeberg Lucienne MALLET et Bérangère TOUTIN.

A propos de cette base de données

Cette base de données, non exhaustive, a été réalisée à partir des archives du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation de Lorris et des informations transmises par les familles et les chercheurs. Elle regroupe les biographies des résistant(e)s et/ou déporté(e)s, né(e)s et/ou décédé(e)s dans le Loiret.

Les renseignements figurant sur ces notices biographiques peuvent être inexacts ou incomplets.

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