René ALLIOT
Général
- Naissance
- 18 septembre 1917 à Boynes - Loiret - France
- Décès
- 25 février 1971 à Choisy-le-Roi - Val-de-Marne - France
Déporté(e) / Rentré(e)
Histoire
- Métier
- Coiffeur
- Unités / Réseaux / Mouvements d’appartenance
-
- Front National
- Arrestation
- 01/09/1943 à Alfortville
- Motif d'arrestation
- propagande antiallemande, et organisation communiste
- Lieux d'incarcération
-
- Prison de la Santé
- Centrale d'Eysses
- Compiègne
- Lieux de déportation
-
- Dachau
- Landsberg
- Allach
Biographie
René, Paul ALLIOT est né à Boynes (45) le 18 septembre 1917 de Maurice, Albert ALLIOT et d’Albertine DUBOIS. Son père est peintre en bâtiment et sa mère cuisinière. Il est le frère d'André ALLIOT, fusillé à Congis (77) le 22 août 1944.
Coiffeur, il demeure 7 rue du Bel-Air à Choisy-le-Roy (94), avec sa mère. Il est mobilisé dès le début de la guerre dans le service auxiliaire de l’armée. Début 1939, et ce jusqu’à sa dissolution, il s’engage dans le Parti Communiste.
Il rejoint le Parti Communiste clandestin dès août 1940. Il opère comme responsable politique d’un quartier de Choisy-le-Roi. De là, il entre en contact avec le "Front National" (organe du Parti Communiste) qu’il intègre en janvier 1942. Son rôle dans la Résistance est principalement axé autour de la diffusion de la propagande clandestine. A l’aide de sa bicyclette et d’une remorque, il transporte du matériel d’imprimerie (papiers vierges, tracts à distribuer) entre les différents membres du Front National, à l’image d’Emilie NOYER née MATHIS. Pendant une grande partie de la guerre, il ne travaille pas, se concentrant pleinement sur ses actions de résistance, à l’exception de la période allant du 16 mai 1941 au 3 octobre 1942, durant laquelle il est employé dans la Société chimique des laques de Choisy.
Le 7 juillet 1943, il est vu en compagnie de Jules TREMEL, alors en fuite, et sous surveillance. René ALLIOT se trouve désormais dans le viseur de la police. Au cours de son procès, il affirme l’avoir rencontré pour la première fois à ce moment et n’avoir aucune idée de son rôle dans la Résistance. Ce n’est que deux mois plus tard, le 1er septembre 1943, que René ALLIOT est arrêté par la police française alors qu’il se rend avec son vélo au domicile d’Emilie NOYER, au 83 rue de Seine à Alfortville (94). Coursier, il transportait des tracts destinés à Mme NOYER née MATHIS, la dactylographe de la région sud. Elle-même est arrêtée et déportée à Ravensbrück (rescapée). La remorque qu’il utilisait pour transporter ce matériel est saisie par le procureur de la République lors de la perquisition de son logement choisyen rue du Bel-Air.
Le 22 janvier 1943, il est condamné, dans un procès qui rassemble 11 autres membres du réseau parmi lesquels Emilie NOYER et Jules TREMEL, à un an de prison par la cour spéciale de la Cour d’Appel de Paris. On l’accuse, outre une participation à la propagande antiallemande, d'une infraction au décret-loi du 26 septembre 1939 relatif à la dissolution des organisations communistes. Incarcéré au Dépôt du tribunal, il est transféré le 12 septembre 1943 à la prison de la Santé à Paris. Le 11 février 1944, il intègre la centrale d’Eysses (matricule 3264), dans le Lot-et-Garonne. Le 30 mai 1944, il est transféré dans le camp de transit de Compiègne-Royallieu. Le 18 juin 1944, un convoi composé de plus de 2 000 hommes part de ce camp. René ALLIOT en fait partie. Il atteint Dachau le 20 juin, il devient le matricule 73006. Du 14 juillet 1944 au 24 avril 1945, il est affecté au kommando de Landsberg. Le camp est évacué vers celui d’Allach où René ALLIOT reste jusqu’au 30 avril, date de libération du camp par l’Armée américaine. Il est d'abord hospitalisé en Allemagne sur l'île de Reichenau puis rapatrié par train sanitaire le 30 mai 1945 par les autorités françaises, vers le centre de rapatriement de Mulhouse. Il revient à Paris le 1er juin 1945.
René ALLIOT décède des suites de sa déportation le 25 février 1971 à Choisy-le-Roi où il est inhumé. La mention "Mort pour la France" lui est accordée en 1971.
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